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Nouveaux arrivants: Le purgatoire, en attendant l’intégration

En attendant que les nouveaux arrivants s’intègrent pleinement dans la vie active de la société d’accueil, ils doivent trop souvent endurer un purgatoire. Ainsi, dans un premier temps, ils doivent se contenter de la portion congrue de l’aide sociale et des allocations familiales. Pour faciliter leur adaptation, la majorité des nouveaux arrivants s’établissent parmi les leurs dans un quartier à leur image. C’est dans les lieux publics (parcs de jeux, magasins et marchés) qu’ils font connaissance avec des personnes issues de leur communauté. Le témoignage d’un marocain de 35 ans qui s’est établi à Montréal en 2007 montre la difficulté de s’insérer dans le monde du travail au Québec :

«Mes débuts professionnels à Montréal n’ont pas été du tout faciles. J’ai été particulièrement marqué par mon expérience de recherche d’emploi ici. Je ne me rappelle même plus combien de CV j’ai dû envoyer pendant ma première année avant d’obtenir mon premier emploi. Mais je me rappelle que j’avais cessé de les compter quand j’ai dépassé la cinquantaine de CV parce que je n’en pouvais plus. Souvent quand vous lisez certaines offres d’emplois, le constat est que les qualifications requises coïncident parfaitement avec votre profil, et votre réaction est positive, car c’est comme si le poste qui est affiché a été taillé sur votre mesure. Mais quand vous envoyez votre CV, on ne lui réserve aucune suite favorable, même pas la possibilité d’une entrevue. Moi je trouve absurde et révoltant de la part des employeurs québécois d’exiger des immigrants, l’expérience canadienne et québécoise comme condition pour occuper un poste. Pour moi, c’est plutôt de la discrimination déguisée. Pourquoi ne pas accorder une chance à l’immigrant pour faire ses preuves en le soumettant à une période de stage ou de formation de 2 à 4 semaines?».

En quête d’équité

Par conséquent, la population marocaine immigrée affiche un taux d’activité inférieur à celui de la population née au Canada, tant parmi les hommes que parmi les femmes. Un problème qui ressort clairement lorsqu’on examine la trajectoire des immigrés sur le marché du travail, la difficulté de faire reconnaître les compétences acquises à l’étranger et la complexité du parcours qu’ils doivent suivre à cette fin. Les immigrés qualifiés désireux de faire reconnaître leurs compétences sont confrontés à une multitude d’acteurs: instances gouvernementales, universités, ordres professionnels, employeurs dont les décisions s’appuient sur des critères variables et susceptibles de recevoir plusieurs interprétations. La complexité des démarches nécessaires et le caractère incertain du résultat final découragent certains d’entre eux, qui ne s’engagent même pas dans un processus de reconnaissance de diplômes. Tandis que la main d’œuvre immigrée présente un profil d’ensemble plus favorable que celui de la population née au Québec.

En comparaison avec les autres cinq grandes régions métropolitaines de recensement (RMR) du Canada, c’est à Montréal que l’on retrouve la part la plus importante de personnes bilingues et trilingues, ce qui constitue un facteur d’attraction pour Montréal et le Québec dans son ensemble. Une donne qui ne se traduit pourtant par par des retombées positives au niveau de l’équité à l’embauche

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